Je sais qu’il est inutile de rappeler que le prix des carburants est à la hausse, tout comme il est inutile de vous rappeler les bienfaits du co-voiturage mais il semblerait que nous n’optimisons pas vraiment nos déplacements dans le cadre des activités du CCC.
Les effets conjugués du regroupement et la possibilité d’opter pour la défiscalisation d’une partie des frais engagés peuvent permettre de réduire de plus des 3/4 les frais engagés (réalité) à condition bien sur d’accepter de modifier nos habitudes (utopie ?).
La notion de co-voiturage bien que récente est une bonne alternative à la limitation des frais et permet une approche plus citoyenne des déplacements tout en respectant mieux l’environnement.
Partant du principe que nous pouvons presque tous accueillir, un coureur et son vélo à bord de notre véhicule, voire une autre personne, nous pouvons réduire nos frais de déplacements de 50% au minimum en pratiquant l’alternance.

Par ailleurs et alors que nous sommes tous en train de préparer notre déclaration d’impôt sur le revenu, il me semble bon de rappeler aux dirigeants, coureurs et parents accompagnateurs que vous avez aussi la possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôts pouvant aller jusqu’à 66% des sommes engagées si vous respectez les critères suivants :
1. Les frais doivent être engagés :
- dans le cadre d’une activité bénévole,
- en vue strictement de l'objet social d'une oeuvre ou d'un organisme d'intérêt général,
- en l'absence de toute contrepartie pour le bénévole.
2. Les frais doivent être dûment justifiés.
3. Le contribuable doit renoncer expressément au remboursement des frais engagés dans le cadre de son activité bénévole.
4. L'organisme doit conserver à l'appui de ses comptes la déclaration d'abandon ainsi que les pièces justificatives correspondant aux frais engagés par le bénévole.
Le taux de la réduction d'impôt, dans le cadre du CCC est de 66 % du montant des versements retenu dans la limite de 20 % du revenu imposable du foyer. Lorsque le bénévole renonce à percevoir le remboursement des frais qu'il a engagés au titre de son activité dans l'association et qu'il effectue d'autres versements ouvrant droit à l'avantage fiscal (dons ou abandon de revenus), il est fait masse de l'ensemble de ces sommes pour l'appréciation du plafond de versement.
Mais attention : toute délivrance abusive donne lieu à l'application de l'amende fiscale prévue à l'article 1768 quater du code général des impôts. Il en est notamment ainsi lorsque l'organisme concerné ne peut justifier de la nature et du montant des dépenses engagées ou ne peut produire la déclaration expresse d'abandon du remboursement de ces frais établie par le bénévole.
Ces dispositions s'appliquent aux frais engagés à compter de la date d'entrée en vigueur de la loi n° 2000-627 du 6 juillet 2000 modifiant la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984, relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives (Journal officiel du 8 juillet).
Pour les sceptiques :
Les conditions pour que les bénévoles puissent bénéficier de la réduction d’impôt pour les frais qu’ils engagent ont été précisées dans l’instruction et dans la réponse ministérielle à M. Alain Marleix, Député (n° 10226 JO du 08/05/2007). Sous réserve de satisfaire par ailleurs aux conditions de renonciation expresse par le bénévole au remboursement des frais par l’association, de justification des frais par le bénévole et le fait que, en l’absence de renoncement, toute personne qui en aurait fait la demande aurait bien été remboursée par l’association, il est admis que la réduction d’impôt au titre des frais engagés par les bénévoles s’applique au transport gratuit des joueurs sur le lieu de leur activité sportive, même lorsque celui-ci est assuré par un membre de leur famille.
Il est précisé que cette décision ne vise que le transport collectif de joueurs, lorsqu’il est assuré par un membre de la famille de l’un d’entre eux.
Les frais engagés pour le transport de seul(s) joueur(s) de sa propre famille en vue de leur participation à une activité sportive peuvent ainsi s’analyser comme présentant une contrepartie et ne peuvent en conséquence ouvrir droit à la réduction d’impôt prévue par l’article 200 du CGI.
Cette réponse met en évidence cette possibilité tout en bornant les limites du bénéfice à réduction car il est bien précisé que seules peuvent bénéficier de cet avantage, les personnes assurant le transport collectif de coureurs, lorsqu’il est assuré par un membre de la famille de l’un d’entre eux.
Démonstration est donc faite que sous réserve de modifier nos habitudes, il est possible de réduire de plus des 3/4 les frais engagés au titre des activités du club.
De plus, cette pratique permet de créer du lien en favorisant les rencontres et échanges sur cette belle activité qu’est le cyclisme de compétition tout en contribuant à alléger le coût de cette activité pour les familles et les pratiquants.
A titre d’information le barême applicable pour 2010 est de : 0,304 € pour un véhicule automobile et 0,118 € pour un vélomoteur, un scooter ou une moto. Ce barème s'applique quels que soient la puissance du véhicule, le type de carburant utilisé et le kilométrage parcouru.
Exemple de calcul : pour 1000kms 304€ x 66% = 200€ de réduction d’impôts
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